technique

Un peu de technique

Plusieurs murs de la ferme ont été réalisés en torchis. Le torchis doit son nom à la « torche », un mélange de terre et de paille enroulé autour d’une latte en bois.

La nature du torchis est fonction du colombage sur lequel il vient se positionner.  » Cette armature en bois est posée sur un soubassement en pierre pour IMG_0046éviter les remontées d’humidité. La partie basse du torchis ne commence donc qu’entre 50 cm et 1 mètre. Les colombes (colonnes ou poteaux) ont une section variable qui varie entre 8×10 et 15×18 cm selon les cas : ainsi est fixée l’épaisseur du mur qui est aussi celle du torchis. L’espacement entre les colombes, la présence et le nombre d’écharpes (pièces de contreventement posées en biais) définissent le cadre de mise en oeuvre et affirment l’identité du torchis. » d’après « Terre crue  » de Bruno Pignal (Editions Eyrolles)IMG_0047IMG_0058

En Normandie, il existe différents systèmes de lattages spécifiques. Ils sont liés à la configuration de la trame en bois. Dans le Mortainais (Basse Normandie) , où se situe notre ferme,  » on met en oeuvre un treillis en lattes de 1 à 2 m clouées en alternance sur les faces intérieures et extérieures du pan de bois, en respectant un intervalle de 15 cm. Cet intervalle est ensuite bourré de torchis. Une partie des colombes est alors cachée par l’enduit ; c’est la technique de l’andouillage »… qu’il  va nous falloir apprendre à maîtriser pour rénover les nombreux murs en souffrance !OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

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