Un toit pour l’hiver

Là, on n’y est pour rien ;o) …. la petite ferme a un nouveau toit, réalisé par un couvreur en l’espace deux semaines. Bien à l’abri avant les pluies d’automne, la maison va sécher et on pourra y travailler sans mettre des bâches partout ! Pendant l’été, peu de choses de faites à part les tontes d’herbe et la toiture de la boulangerie. La vigne pousse bien. A l’automne, nous avons prévu de planter des haies et de faire creuser la fosse septique. En ce qui concerne les haies bocagères, nous avons fait une commande groupée par l’intermédiaire de la Chambre d’Agriculture de la Manche. Très avantageux à tout point de vue…financier (1,30 euros le plant) et environnemental car on ne plante que les espèces adaptées au département et semblables à ce que l’on trouve dans les haies traditionnelles.Plantation de haie

On peut télécharger le bon de commande ICI , à envoyer avant le 15 septembre

 

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La boulangerie, c’est pas du gâteau !

WP_20140710_007IMG_0010La toiture de la boulangerie était vraiment en mauvais état..tuiles manquantes ou pourries, liteaux absents.IMG_0007 Avec les moyens du bord, on en a « amélioré » une partie grâce au matériel de montagne, cordes et baudriers, gardé et laissé de côté depuis de (très) nombreuses années. WP_20140711_016Nos voisines étaient très intéressées et c’est dans un décor champêtre que, sous l’oeil d’un petit lièvre qui habite sous la réserve de bois – et qui a commencé à grignoter les vignes qu’on a plantées :o( – que la réparation a pu se faire en . Mardi prochain, le couvreur vient refaire le toit de la longère. Adieu tôles et vieilles ardoises ! Il fallait ici un professionnel pour réaliser le grand toit.WP_20140710_002  WP_20140711_018  WP_20140711_021

ça avance…

On est dans les gros travaux avec quelques risques…une poutre a failli nous tomber dessus :o(

Rien n’était accroché, tout était branlant. Dans la grange, les poutres du plafond placées trop bas ont été enlevées et gardées pour plus tard.Image9Image8

Les trois poutres maitresses ont été déplacées (avec notre vieux matériel d’escalade ) et positionnées plus haut. Elles ont été retaillées et remboitées à la bonne hauteur . Elles sont maintenues avec des morceaux de poutre verticaux et sécurisées avec des cordes et des mousquetons.  On ne ferait pas ça tous les jours !Image10 Image11

 

 

Ensuite, création des passages entre les différentes pièces :

Pas trop de difficultés entre la maison et la grange car le mur est en terre, il a fallu seulement remettre un montant de porte à droite, scier le montant du bas.IMG_0002IMG_0004

 Plus difficile entre les deux parties de la grange car la crèche (mangeoire) est en béton très très très solide…..On a dû acheter un percuteur pour en venir à bout ! quel boucan..entre le percuteur et le groupe électrogène, on ne savait plus où donner de l’oreille!!ndt40IMG_0006IMG_0008

Travaux de printemps

Les beaux jours arrivent…avec difficulté mais les travaux continuent dehors et dedans.

Dans la grange, Claude a démonté le plancher du grenier à foin, qui n’était pas à la bonne hauteur. il s’est avéré que les poutres et les planches n’étaient pas fixées..tout était instable ! la porte de la grange a été réparée, on peut maintenant s’en servir et l’ouvrir complètementIMG_0020 .

IMG_0030IMG_0025A l’extérieur, l’herbe poussent vite et drue et comme il n’y a plus les vaches….il faut tondre !

Les vignes ont été plantées, ça pousse IMG_0026 IMG_0027

les poteaux rouges ont été installés grâce à un « tire-bouchon » géant :o) ..ça fait pas malIMG_0023IMG_0022

Prochain chantier..la terre. essai de reboucher les trous existants avant de s’attaquer à un mur entier !

Peinture & Ponçage

On ponce les poutres et le plafond de la petite maison en pierre. Mais avant, il faut arracher les dizaines de clous qui tapissent presque chaque centimètre carré de bois !!! ça ne devait pas coûter bien cher car il y en a partout et dans des endroits assez bizarres, il existe même des « nids de clous ».IMG_0027

C’est Claude qui s’y colle et pour ça il revêt sa panoplie de « Super Bricoleur »IMG_0032….. Pas marrant à faire, mais indispensable avant de traiter le bois et de le teindre. Et comme on n’a pas l’électricité, tout est fait dans une ambiance rock and roll au son du groupe électrogène !IMG_0031IMG_0033

Quant à moi, je peins . Nous avons acheté 10 piquets de chataîgnier d’1,80 pour créer à l’extérieur une haie de vigne. Elle délimitera le chemin qui va de la boulangerie au champ de voisin. IMG_0034

Nous avons eu cette idée en allant au festival des Jardins à Chaumont sur Loire. Parmi les créations, celle-ci nous a particulièrement tapé dans l’oeil..surtout la couleur des poteaux. 88755820_oLe rouge basque met bien en valeur le vert des feuilles, alors j’ai peint les poteaux en rouge pinard  basque ; on dirait des crayons géants !IMG_0028

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Il ne reste plus qu’à les planter et à trouver des pieds de vigne. Ici, c’est plutôt le pays de la pomme, mais on devrait quand même pouvoir s’en procurer ! Comme il restait de la peinture au fond du pot, j’ai passé une première couche sur la nouvelle porte d’entréeIMG_0038. Le temps se chargera de la patiner.

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Un peu de technique

Plusieurs murs de la ferme ont été réalisés en torchis. Le torchis doit son nom à la « torche », un mélange de terre et de paille enroulé autour d’une latte en bois.

La nature du torchis est fonction du colombage sur lequel il vient se positionner.  » Cette armature en bois est posée sur un soubassement en pierre pour IMG_0046éviter les remontées d’humidité. La partie basse du torchis ne commence donc qu’entre 50 cm et 1 mètre. Les colombes (colonnes ou poteaux) ont une section variable qui varie entre 8×10 et 15×18 cm selon les cas : ainsi est fixée l’épaisseur du mur qui est aussi celle du torchis. L’espacement entre les colombes, la présence et le nombre d’écharpes (pièces de contreventement posées en biais) définissent le cadre de mise en oeuvre et affirment l’identité du torchis. » d’après « Terre crue  » de Bruno Pignal (Editions Eyrolles)IMG_0047IMG_0058

En Normandie, il existe différents systèmes de lattages spécifiques. Ils sont liés à la configuration de la trame en bois. Dans le Mortainais (Basse Normandie) , où se situe notre ferme,  » on met en oeuvre un treillis en lattes de 1 à 2 m clouées en alternance sur les faces intérieures et extérieures du pan de bois, en respectant un intervalle de 15 cm. Cet intervalle est ensuite bourré de torchis. Une partie des colombes est alors cachée par l’enduit ; c’est la technique de l’andouillage »… qu’il  va nous falloir apprendre à maîtriser pour rénover les nombreux murs en souffrance !OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

On bouche un trou

Aujourd’hui, petite réparation de plancher au grenier. Située devant une fenêtre qui fuit. On  ne peut pas marcher à cet endroit de peur de passer à travers ! on utilise de belles planches en peuplier trouvées dans un coin de la grange.

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On a ensuite percé une nouvelle ouverture dans une partie de la paroie en terre de la petite maison pour accéder directement à la grange ; il y aura peut-être une porte à cet endroit . La terre est très dure, très IMG_0050paillée, on la récupère toujours. C’est  un assemblage solide fait de lattes de châtaîgnier (lattis double ou andouillage…j’en parlerai plus tard). Le problème est alors de savoir ce qu’on  peut scier…IMG_0044 Quelles planches sont portantes IMG_0051ou concourent à l’équilibre vertical et horizontal de l’ensemble qui est un véritable jeu de construction. On choisit de  scier un premier  montant vertical qui ne soutient rien, quant à la grosse poutre horizontale du bas placée sur un petit muret, il faut voir car elle semble tenir l’assemblage des gros montants verticaux ..voilà ce que ça donne

côté maison IMG_0057 IMG_0058 IMG_0053        et côté grange.

Je ne suis pas sur les photos, mais ça ne veut pas dire que je ne bosse pas :o)

Réalisation d’une dalle en terre crue sur hérisson de pierre

Une réalisation effectuée dans le cadre d’un chantier participatif organisé par l’ADAME des marais à Marchésieux dans la Manche. Nous appliquerons cette technique pour les sols de la maison qui sont tous en terre battue.

Les différentes étapes :

– Poser un géotextile sur le sol ensuite mettre les cailloux (calibre 20×40)IMG_0007

IMG_0005-Remettre un géotextile, puis une couche mélangeant graviers+terre+chaux (le mélange se fait avec une rotobineuse thermique)IMG_0016

-on règle le niveau (à chaque fois qu’on met une couche) et on compacte, pour avoir un sol horizontal

-On attend que ça sèche (long…)

-Mettre alors de l’huile de lin ou dure) pour éviter que ça parte en poussière. IMG_0018 IMG_0021 IMG_0024

Refaire le sol

Le sol de la maison de pierre est en terre battue. Mais comment procéder pour réaliser une dalle ? Et une dalle en quoi ?IMG_0075OLYMPUS DIGITAL CAMERA L’ADAME des marais près de Saint Lô propose ce WE un chantier participatif pour construire une dalle en terre crue sur hérisson de pierre..belle expression :o) ça va nous donner des  idées et nous apprendre des techniques  spécifiques…à suivre

Sous l’escalier branlant et dans toute la bâtisse des tonneaux grands et petits..ici on produisait cidre et calva avec les pommes du verger qui entoure la maison…..il doit bien exister des stages « cidre » dans le coin..mais ce sera pour plus tard !

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…et porte

Impossible d’ouvrir ou de  fermer cette bonne vieille porte; une provisoire a été taillée dans des lattes de parquet pour protéger l’entréeIMG_0088 , on a  gardé les anciennes ferrures, seule la serrure a été changée.IMG_0085 voilà comment se présente le devant de la maison maintenant…il y a même une chaise pour prendre le soleil !!IMG_0089A l’intérieur, je continue de racler  pour mettre les pierres à nu. Beaucoup de clous sont plantés un peu partout, ce n’est pas toujours facile de les arracher, certains sont énormes !WP_20140208_012 WP_20140125_001