technique terre

Pierre , terre, pommes et lapin !

Travaux dans la maison en pierre et premiers essais de terre. On a fini de décaper les murs entre la fenêtre et la cheminée, ça fait pas mal. le coin était un peu humide, il suffira de faire des joints à la chaux. Bonjour la poussière…ah le bon air de la campagne !!! SAMSUNG SAMSUNGQuant à la cheminée, il a fallu enlever les pierre de l’âtre afin que, lors de la réfection du sol qui est pour l’instant en terre battue, le foyer ne soit pas « en creux ». Un sol bien loin d’être plat ! Il faudra le mettre à niveau lors de la réalisation du hérisson de pierre….Dur labeur pour lever les pierres :o/

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Premiers essais de murs en terre; après moults mélanges un peu foireux on a réussi – d’abord à casser le mélangeur – SAMSUNGmais aussi à trouver les bonnes proportions terre/eau pour reboucher les trous du mur entre la maison et la grange. La terre provient de l’ancienne masse conservée suite à la réalisation de la porte entre la grange et la maisonpom2.

Heureusement que notre lapin fétiche était dans le jardin pour nous soutenir !(il est sur la photo…mais il vaut mieux prendre une loupe pour l’entrapercevoir :o) et que Nicolas est venu gauler les pommes du verger…De nombreuses battées d’excellents fruits qui donneront un cidre d’autant plus savoureux que ce sera le nôtre !!! on aura l’occasion d’en reparler…

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Un peu de technique

Plusieurs murs de la ferme ont été réalisés en torchis. Le torchis doit son nom à la « torche », un mélange de terre et de paille enroulé autour d’une latte en bois.

La nature du torchis est fonction du colombage sur lequel il vient se positionner.  » Cette armature en bois est posée sur un soubassement en pierre pour IMG_0046éviter les remontées d’humidité. La partie basse du torchis ne commence donc qu’entre 50 cm et 1 mètre. Les colombes (colonnes ou poteaux) ont une section variable qui varie entre 8×10 et 15×18 cm selon les cas : ainsi est fixée l’épaisseur du mur qui est aussi celle du torchis. L’espacement entre les colombes, la présence et le nombre d’écharpes (pièces de contreventement posées en biais) définissent le cadre de mise en oeuvre et affirment l’identité du torchis. » d’après « Terre crue  » de Bruno Pignal (Editions Eyrolles)IMG_0047IMG_0058

En Normandie, il existe différents systèmes de lattages spécifiques. Ils sont liés à la configuration de la trame en bois. Dans le Mortainais (Basse Normandie) , où se situe notre ferme,  » on met en oeuvre un treillis en lattes de 1 à 2 m clouées en alternance sur les faces intérieures et extérieures du pan de bois, en respectant un intervalle de 15 cm. Cet intervalle est ensuite bourré de torchis. Une partie des colombes est alors cachée par l’enduit ; c’est la technique de l’andouillage »… qu’il  va nous falloir apprendre à maîtriser pour rénover les nombreux murs en souffrance !OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Réalisation d’une dalle en terre crue sur hérisson de pierre

Une réalisation effectuée dans le cadre d’un chantier participatif organisé par l’ADAME des marais à Marchésieux dans la Manche. Nous appliquerons cette technique pour les sols de la maison qui sont tous en terre battue.

Les différentes étapes :

– Poser un géotextile sur le sol ensuite mettre les cailloux (calibre 20×40)IMG_0007

IMG_0005-Remettre un géotextile, puis une couche mélangeant graviers+terre+chaux (le mélange se fait avec une rotobineuse thermique)IMG_0016

-on règle le niveau (à chaque fois qu’on met une couche) et on compacte, pour avoir un sol horizontal

-On attend que ça sèche (long…)

-Mettre alors de l’huile de lin ou dure) pour éviter que ça parte en poussière. IMG_0018 IMG_0021 IMG_0024